Programme

 

Développement du réseau

Le GUTIB demande d’accélérer le développement d’un réseau cohérent et performant,  et digne de la capitale de l’Europe. Pour ce faire, il propose de

  • privilégier les modes structurants et moins polluants (tram et métro);
    Ainsi, le GUTIB est favorable au développement actuel du métro sur l’axe nord-sud, d’Evere à Uccle, avec une possibilité de desservir Neder-over-Heembeek. Le GUTIB est également favorable à la tramification du bus 71 , notamment sur la chaussée d’Ixelles, et demande que cette ligne puisse desservir sans discontinuer le quartier de la gare centrale, de la place Rogier et de Tour & Taxis.
  • prolonger les lignes existantes, là où c'est possible, jusqu'à des parkings de dissuasion situés à l'entrée de la ville;
    Ces « P+R » (park & ride) devraient être sécurisés et permettre le développement de certaines activités commerciales. Ils pourraient se situer :
    • à Jezus Eik, à l’aboutissement de la E411, en connexion avec la ligne 5 de métro;
    • à l’aboutissement de l’autoroute de la mer (E40/A10), en connexion avec une ligne de métro « ouest » prolongée ou les lignes de tram existantes (19, 82, 83);
    • à l’aboutissement de l’autoroute d’Anvers (E19/A1), en connexion avec le futur métro « Nord »;
    • à l’aboutissement de l’autoroute de Mons (E19), à Ruisbroek, , en connexion avec le tram 4 en site propre et prolongé;
    • à l’aboutissement de l’autoroute de Liège (E40/A3), en connexion avec des lignes de bus et de tram existantes;
  • privilégier des lignes longues afin d’éviter les ruptures de charge;
    Concernant le tram, le GUTIB propose pour ce faire de privilégier, au contraire du principe « un axe, une ligne », le principe « un axe, plusieurs lignes ». Concrètement, le GUTIB demande la suppression des ruptures de charge à Churchill et aux gares du Nord et du Midi pour les clients allant au-delà de ces point de rupture. Cela signifie :
    • de rétablir la fusion de la ligne 7 avec la ligne 3 à Churchill pour y assurer la continuité jusqu’à la gare du nord
    • d’en revenir en conséquence à l’ancienne ligne 4 de Stalle à Esplanade
    • de créer une troisième ligne dans le pertuis Nord-Midi, pour desservir, d’une part, le bas de Forest, et d’autre part, le bas de Schaerbeek (gare de Schaerbeek)
    • d’envisager la circulation d’une troisième ligne dans le pertuis de moyenne ceinture, pour desservir l’OTAN d’une part, le quartier Louise d’autre part.
  • faire passer les lignes au plus près des quartiers et des lieux attractifs;
  • étendre les sites propres pour s’affranchir des contraintes du trafic et mettre en œuvre la télécommande des feux pour les trams et bus aux carrefours;
  • donner la priorité au transport public sur le trafic automobile lors de tout réaménagement entraînant un conflit d’intérêt;
  • étudier la possibilité d'utiliser le réseau d'Infrabel pour développer un réseau express bruxellois, complémentaire à l'offre « RER » de la SNCB, qui tarde à se mettre en place;
    Il pourrait se composer
    • d’ une ligne circulaire utilisant les infrastructures de la ligne 28 (gare de l’ouest, le quadrilatère, la gare de Schaerbeek), la ligne 26 (Evere, Delta, Uccle) et la ligne 124 (entre Moensberg et la Petite-île)
    • d’une ligne « ouest-sud » entre Berchem et Boitsfort (nécessitant des insfrastructures supplémentaires pour le rebroussement des véhicules)
  • établir, en partenariat avec De Lijn, des lignes de tram trans-régionales.
    Elles desserviraient les axes « historiques » (chaussées de Waterloo, de Ninove, de Wavre, d’Haecht, de Louvain…) en remplacement des bus « vicinaux » roulant quasi à vide et à des horaires irréguliers. Le GUTIB est donc favorable aux lignes de tram trans-régionales proposées par De Lijn, en veillant à ce que ces lignes profitent également aux Bruxellois (par une billetterie commune), et que les trams de la STIB puissent également sortir des frontières régionales pour desservir les pôles d’emploi ou les pôles commerciaux situés en Flandre.

Exploitation du réseau

Le GUTIB souhaite un schéma d’exploitation clair et offrant un confort d’utilisation qui répond aux besoins et aux réalités des Bruxellois. Pour ce faire, il propose

  • de réduire drastiquement les temps d’attente.
    En journée, aux heures ouvrables, le temps d’attente doit être de maximum 3 minutes sur les grands axes et 5 minutes sur les axes desservis par une seule ligne alors qu’ en soirée et le week-end, les temps d’attente ne peuvent excéder 10 minutes. Ce résultat doit s’obtenir non seulement en augmentant la fréquence des véhicules, mais surtout en assurant la régularité des véhicules sur une ligne, grâce à une meilleure régulation et à la multiplication des sites propres et priorités aux feux. Une fréquence de 3 minutes est obtenue lorsque par exemple trois lignes desservent un même arrêt aux 10 minutes chacune, mais à condition que l’intervalle entre chaque véhicule de chaque ligne soit calculé de manière régulière.
  • d'instaurer des mesures permettant d’éviter une mauvaise répartition temporelle des véhicules.
    Le GUTIB est favorable au projet PULSAR visant à automatiser le métro, ce qui aura pour conséquence d’assurer une meilleure répartition des convois tout en doublant les fréquences et donc la capacité.
  • de prolonger et d'étendre le service de bus de nuit.
    La STIB doit maintenir un réseau de nuit digne de ce nom, alimenté du vendredi au dimanche compris, ainsi que la veille des jours fériés, de minuit jusqu’au début du service de jour et avec un service aux 20 minutes au lieu de 30 actuellement.
  • d’appliquer un seul horaire de vacances, uniquement pour les vacances de Noël, Pâques et d’été.
  • de prendre des mesures structurelles pour améliorer la propreté et la sécurité des véhicules et des stations (arrêts).
    Ainsi, le GUTIB est favorable aux portillons dans stations de métro, mais demande également un renforcement de la présence d’agents en station, pour aider les voyageurs éprouvant des difficultés à l’utilisation de ces portillons, et pour en assurer le respect.
  • mettre en service au plus vite le RER sur les voies déjà construites par Infrabel.
    Cette offre RER devrait faire l’objet d’une signalétique particulière et d’une réflexion de marketing, afin de bien identifier et intégrer l’offre RER par rapport à celle de la STIB. Un soin tout particulier devrait être apporté aux stations multimodales : outre les trois grandes gares, celle de Schuman, Schaerbeek, gare de l’ouest mais aussi les points d’arrêt : Chapelle et Congrès, Boondael, Berchem, Boitsfort, Delta, Mérode, St-Job, Simonis, Bockstael, Verboekhoven,…). Mettre en service inclut du service aussi en soirée, week-end et jours fériés.

Partage de l’espace public

Le GUTIB souhaite privilégier, lors du réaménagement ou de la réorganisation des voiries, les principe du partage de l'espace public, en donnant priorité, dans l'ordre, aux piétons, aux cyclistes, aux transports en commun, et enfin à la voiture.
C’est ce que les néerlandophones appellent le principe « STOP » pour Stappen (marcher), Trappen (pédaler), Openbaar vervoer (transport public) et Persoonlijke wagen (voiture personnelle). Des moyens seraient depensés pour améliorer la fluidité automobile au moyens de tunnels au niveau des points noirs où la congestion est très importantes et les solutions alternatives peu réalistes.
Ainsi, le GUTIB est favorable

  • au projet de réaménagement du boulevard Général Jacques, proposant un intéressant compromis entre la place accordée aux piétons, aux cyclistes, au stationnement, à la circulation automobile (sur deux bandes) et au tram;
  • à la mise en sites propres, pour les transports en commun, de parties importantes de la voirie
  • aux piétonniers, pouvant éventuellement être partagés avec les transports en commun roulant à vitesse modérée, par exemple au niveau du goulet Louise ou de la partie commerçante de la chaussé d’Ixelles, avec le tram 71;
  • au tunnel routier Cortenbergh, reliant la E40 à la rue de la Loi, car il permettrait le désengorgement de la place Schuman;
  • au double tunnel (pour automobiles et transports en commun) sous la place Meiser.
  • à la répression des incivilités commises en voirie et qui ralentissent sensiblement la vitesse commerciale (stationnement en double file, sur des coins de rue, aux arrêts ou sur les sites propres). Pour ce faire, l’utilisation de « dashcams » sur les pare-brise des véhicules pourrait être envisagée.

Gouvernance et démocratie

Le GUTIB demande

  • que soient respectés les organes de concertation (CCUSTIB, CRM, etc.) lors de tout changement significatif opéré au réseau (nouvelles lignes à l’étude, nouveau plan du réseau, nouvelle politique de clientèle, etc.), et à ce que les avis des instances concernées soient respectés.
  • le renforcement de Bruxelles-Mobilité comme administration compétente pour tout ce qui concerne la Stratégie (réseau, offre, etc.), de manière à ce que la STIB et Bruxelles-Mobilité n’agissent plus de manière discordante, et que l’administration soit en phase avec la volonté exprimée par le Politique.
  • une réelle intégration de l'offre entre les quatre sociétés de transport qui opèrent sur le territoire bruxellois (STIB, SNCB, TEC et De Lijn).
    Cela signifie harmonisation des horaires, harmonisation de l’information aux arrêts et stations, et surtout une intégration tarifaire, permettant aux clients d’emprunter n’importe quel véhicule de n’importe quelle société, au même tarif et aux mêmes conditions. Ainsi, le GUTIB, n’étant pas favorable aux ruptures de charge, ne prône pas la limitation de tous les bus De Lijn ou TEC aux entrées de ville.
  • que l''amélioration progressive des conditions de voyage sur le réseau s’accompagne de la mise en œuvre d'une fiscalité décourageant le recours irrationnel à l'automobile.
    Ainsi, le GUTIB privilégie le péage urbain, à l’entrée de la Région, afin de faire peser une partie du coût de la congestion automobile sur les responsables, et de réinvestir les recettes comme mode de financement additionnel des transports en commun.