La STIB marque le coup en novembre 2013 : non contente de modifier le nom de ses stations de métro Simonis et Elisabeth, elle nous gratifie d’un nouveau « plan du réseau », soi-disant « plus clair, plus lisible ».
Plus clair ? Vraiment ? En réalité, ce plan nous fait revenir aux schémas du réseau qui avaient cours jusqu’à la fin des années 80, époque où enfin on a vu apparaître un plan des rues de la ville, avec les lignes de tram et de bus en surimpression.
Aujourd’hui, exit le plan des rues de la ville, et retour au plan schématique ! Il paraît que ça fait plus chic, comme à Paris ! Du coup, comment quelqu’un qui ne connaît pas la ville pourra-t-il s’y retrouver ?
Un schéma, si clair fût-il, ne rend aucunement compte des distances entre deux points, qui sont exprimées de manière géométrique, et nullement géographiques, ce qui peut induire le visiteur occasionnel (et même habituel) en erreur.
Autre anomalie de ce plan : il ne rend pas bien compte des autres lignes que celles de la STIB : les lignes de chemin de fer, les lignes TEC ou De Lijn n’apparaissent qu’en tout petit, contrairement à l’ancien plan. On ne voit plus apparaître les terminus « intra-muros » de ces lignes TEC ou De Lijn, à la gare du Nord par exemple.
Plus de mention non plus des maisons communales ou des hôpitaux, ni des points « cambio » (voiture partagées), des lignes « musée »… Tout ceci nous fait dire que ce nouveau plan du réseau est davantage un « plan de la STIB » qu’un plan de la mobilité à Bruxelles.
Plus grave encore : alors que ce plan a été préparé, on peut le supposer, des mois avant qu’il ne sorte le 5 novembre, on peut se demander s’il a vraiment été relu par des instances officielles, car il est truffé d’erreurs, parfois monumentales : ainsi, on apprend que le tram 39 roule à Watermael-Boitsfort à l’arrêt « Ortolans » (en fait le bus 17), ou que le tram 51 ne dessert plus la station Ribaucourt ! Certtes, ces erreurs ont déjà été rectifiées sur le site internet de la STIB, mais en attendant, des dizaines de milliers de plans ont été imprimés avec ces erreurs ! Est-ce bien professionnel ?
Enfin, pourquoi avoir négligé de consulter l’avis des instances consultatives, comme la Commission Régionale de Mobilité ou encore le Conseil consultatif des usagers de la STIB (CCUSTIB), au sein desquels est représenté le GUTIB ? Un soi-disant « panel d’usagers » aurait été consulté, dit la STIB, mais dans la plus grande discrétion, alors ! Est-ce crédible ? Nous nous permettons d’en douter.
Nous nous inquiétons des dérives de la STIB, qui décide de plus en plus de manière unilatérale, en s’asseyant sur l’avis des usagers, et, plus grave encore, à l’insu de son pouvoir politique de tutelle, d’éléments pourtant importants de sa politique commerciale : suppressions de dessertes, multiplication de correspondances, nouveau plan de réseau, etc. La STIB serait-elle devenue, comme la SNCB, un « Etat dans l’Etat » ?



Un grand cafouillage existe depuis plusieurs mois dans la signalisation des chantiers le long de la chaussée d’Etterbeek, à proximité de la station de métro Maelbeek. Les piétons sont interdits sur les deux trottoirs de cette artère, près du pont du chemin de fer. La situation varie de jour en jour, mais une constante demeure : l’absence de coordination, un casse-tête et un grand danger pour les piétons qui doivent marcher dans les bandes de circulation des voitures.




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